L'Assemblée Générale de la Société d'Horticulture de la Charente (SHOC)
L'Assemblée Générale de la Société d'Horticulture de la Charente (SHOC)
se déroule chaque année le 1er dimanche du mois de février
En 2023, nous avons rencontré Monsieur Buergo, ancien élagueur et grand connaisseur des arbres, chez lui et dans la forêt proche, et, grâce à lui, nous avons découvert que les ARBRES... "chantent".
Selon son essence, chaque arbre "chante" différemment.
Sachons tendre l'oreille pour écouter... "LA MUSIQUE DES ARBRES"
Partons pour un petit voyage musical au pays des Arbres. Ils ont inspiré tant de beaux textes !
On dit que si les Arbres sont aimables, c'est grâce à leur musique. Alors sachons les écouter.
Mais, quels sont-ils ces sons de la nature ?
C'est la grande voix de la forêt, le chant de ses arbres, qu'un botaniste amateur, écrivain et poète français, Georges DUHAMEL (1884-1966) a su identifier parmi les différents accords.
Je le cite :
"Que la brise vienne à se lever et j'écoute chanter les arbres. Ils n'ont pas tous la même voix. Le bouleau, le peuplier frémissent au moindre soupir. Ce sont les plus musiciens des Arbres de notre vallée. Le marronnier a une bonne et forte voix. Les sapins, aux feuilles aigües font une musique plus délicate. La tendre feuille du tilleul, dès les premières gouttes de pluie, excelle aux confidences".
Belle observation
On dit que les feuilles du tremble frissonnent dans une brise légère et que celles du bouleau blanc passent du tapotement doux aux sifflement aigu, à mesure que le vent se fait plus fort.
Jacque TASSIN, écologue actuel, mais aussi, écrivain, auteur notamment de "PENSER COMME UN ARBRE" est particulièrement sensible aux correspondances entre les Arbres et la Musique. Il écrit :
"ce n'est pas si difficile de reconnaître la voix la voix des Arbres.
On apprend à distinguer leurs chants comme on l'apprend avec ceux des oiseaux, en fermant les yeux".
Certaines variétés d'Arbres seraient plus à même que d'autres de chanter.
C'est ainsi que parlait Fédérico GARCIA LORCA, du peuplier :
"Dans le patio, chez nous, il y avait du peuplier.
Un soir, j'ai cru que ces peupliers chantaient : le vent, à travers les branches produisait des sons qui me semblaient musicaux. Il m'arriva de passer des heures à accompagner de ma voix la chanson des peupliers.
Une autre fois, je m'arrêtai net, stupéfait : quelqu'un prononçait mon nom, en séparant les syllabes "Fé...dé...ri....co". Je regardai et ne vis personne. J'écoutai longtemps et je compris : c'étaient les branches d'un vieux peuplier balancé par la brise qui rendaient un bruit monotone, plaintif."
De leur côté, les compositeurs aiment également les Arbres et s'en sont inspirés :
Par exemple, Brahms sont la "quatrième symphonie" fait pénétrer son auditeur au sein même de la forêt.
Mais aussi, Vivaldi et ses "4 saisons" ou la merveilleuse symphonie "Pastorale" de Béthoven
Côté scientifique, il est un éminent biologiste, David G.HASKELL qui se serait, le premier intéressé aux sons que produisent les arbres en se lançant dans un tour du monde inédit muni d'un équipement électronique permettant de capter des sons trop fins, trop faibles pour les oreilles humaines, ce professeur de l'Université du Tennessee est allé ausculter 12 arbres mythiques répartis sur 4 continents. Il en écrira le magnifique livre "ECOUTE L'ARBRE ET LA FORET" dans lequel il s'émerveille de cette voix intérieure des Arbres, faite de 1 000 sons insoupçonnables.
Au final, les ARBRES ont beaucoup inspiré.
Les Arbres et leur Musique ont beaucoup inspiré des poètes, des écrivains du terroir, ou de simples écrivains, des musiciens, des compositeurs, mais aussi de nombreux écologues.
Alors, sachons les écouter, ils ont tant de choses à nous dire.
Elle s'est déroulée
le dimanche 2 Février 2025,
dans la salle du Petit Fresquet
à ANGOULEME à 10 heures,
suivie d'un pot de l'amitié.
Avant de commencer cette Assemblée Générale, a défilé devant vous un diaporama préparé par Marie sur les plus beaux Jardins du Monde.
Dans mes voeux, j'ai évoqué notre passion pour les fleurs.
C'est pourquoi aujourd'hui, j'aimerais par quelques mots rendre hommage à celles qui le méritent tant, celles qui nous réunit tout au long de l'année, je veux parler bien sûr, de nos amies... les FLEURS !
Au passage, ayons une pensée pour la Nôtre,
notre emblème "Belle d'Angoulême,
baptisée en grande pompe le 19 juin 2016 dans le square de Saint-André à Angoulême,
grâce au soutien de la mairie d'Angoulême et de ses services techniques et Espaces Verts.
Certains ici-même, doivent s'en souvenir
Les regarder, les admirer, nos si belles Amies sont le plus pur des plaisirs humains
En toutes occasions, les fleurs sont présentes, dans la joie, comme dans la peine.
Les fleurs sont synonymes de poésie, de douceur, de délicatesse, mais aussi de mystère.
Les fleurs, c'est la vie
Leur spectacle, bien souvent, nous bouleverse et, on ne saura jamais pourquoi elles ont une telle emprise sur nous.
Les regarder, et tout de suite, notre regard s'illumine devant elles.
Les fleurs sont faites pour s'épanouir et notre regard est fait pour s'émerveiller devant elles.
Nous avons besoin de leur beauté.
Ce sont des magiciennes : un simple regard posé sur une fleur et l'on se sent mieux, et l'on se sent bien.
Les fleurs, c'est sur elle que vient se poser l'abeille, le papillon ; c'est la douce "maison à suc"
Bien-être visuel, olfactif, et au service de notre santé, elles sont partout
Bien souvent, elles sont prises comme exemple de poésie, de douceur : le Mime Marceau n'avait-il pas accroché au-dessus de son chapeau une jolie fleur rose. Elles ont inspiré beaucoup de compositeur de magnifiques chansons (Tchaikovwski et la "Valse des fleurs", Françoise et "Mon amie la rose", "Le temps des fleurs" de Dalida, "Le pouvoir des fleurs" par Laurent Voulzy, "Petite fleur" de Sidney Béchet...)
Elles ont inspiré beaucoup de peintres et leurs superbes tableaux (souvenons-nous de Giverny et Monet). Elles ont inspiré bon nombre d'écrivains, Ronsard bien sûr, mais tant d'autres.
Autrement dit, elles sont très... inspirantes.
Est-il besoin de parler du succès grandissant chaque année de tous les salons, festivals et autres fêtes dédiées aux fleurs. Le bien-être ressenti lors de tous Année
ces évènements, nous font comprendre combien nous avons besoin de ces merveilles de la Nature.
Source d'inspiration, comme je le disais, tout à l'heure, elles ont même donné leur nom à une des plus belle ville du monde : Florence (Florentia). La ville de la fleur, en italien, et que s'est choisi, comme symbole, le LYS, si pur, si odorant.
Qu'elles soient de printemps, d'été, d'automne et même d'hiver, elles nous régalent pendant les quatre saisons.
Continuons à voir le beau, si belle philosophie de vie.
Continuons à aimer les fleurs
Persistons à croire que la recherche de la beauté et du bien-être dans nos jardins, les fleurs peuvent nous consoler, un peu, des duretés du monde actuel.
Alors, dessinez vote vie en 1 000 fleurs,
en 1 000 couleurs.
Alors, vivez parmi les fleurs, parmi la nature,
et vous serez heureuses, heureux.
C'est la manière la plus poétique et souriante d'apprivoiser la Nouvelle Année
Merci les Fleurs !!!
Avec l'autorisation de Alain Porte correspondant de la Charente Libre
Elle s'est déroulée
le dimanche 4 Février 2024,
dans la salle du Petit Fresquet à ANGOULEME à 10 heures,
suivie d'un pot de l'amitié.
Nouveaux adhérents
En 2023, la SHOC a enregistré un nombre record d'adhérents. Qu'ils en soient remercié et nous leur souhaitons la bienvenue.
J'ai eu envie de vous raconter l'histoire et faire l'historique de la "Société d'Horticulture de la Charente"
Déjà en 2016, dans les Grands salons de l'Hôtel de Ville d'Angoulême, nous avions organisé une exposition sur cette histoire, cela avait nécessité de longues recherches.
C'était le 18 juin et c'était aussi le baptême de "Belle d'Angoulême"
Pour raconter cet historique, nous allons remonter le temps. C'est en 1876 qu'a été fondée, à Angoulême, la Société d'Horticulture de la Charente et autorisée par arrêté préfectoral du 26 février 1877.
Aujourd'hui, c'est donc une belle fille de 148 ans, et nous en prenons grand soin.
Il est fait mention que tous les 2ème dimanche de chaque mois, un Conseil se réunissait pour recevoir des plantes, des fruits, des légumes nouveaux, rares ou remarquables par leur beauté et aussi montrer les objets et les instruments nouveaux ou perfectionnés ayant rapport à l'industrie horticole.
Le Conseil d'Administration était composé d'un Président, d'un secrétaire général, de deux secrétaires adjoints, d'un trésorier, d'un trésorier adjoint, d'un archiviste-bibliothécaire et neuf conseillers soient 18 personnes.
Leurs noms nous sont inconnus à l'exception d'un, celui du trésorier adjoint, un certain Monsieur Honoré Bureau.
Monsieur Honoré Bureau était le père d'Eugène Bureau, ce grand paysagiste-décorateur charentais (1872-1955) et dont nous avons fêté les 150 ans de sa, naissance en 2022, grâce à un programme d'animations élaboré avec le concours de sa petite-fille, Anne Mallet, qui s'emploie à le faire connaître. A ce jour, elle a pu recenser environ 80 jardins. Mais l'oeuvre d'Eugène Bureau était immense, la liste reste sûrement incomplète.
Pour poursuivre l'année de sa création, quelques points de repères de l'Histoire de France.
Nous sommes dans la 3ème République (1870-1940). Le Président de la République est le Maréchal Mac-Mahon (1873-1879).
Nous sommes quelques années après la chute de Napoléon III et c'est à ce moment-là qu'on a vu naître un certain nombre de "SOCIETES", ce qui correspond à nos "ASSOCIATIONS" d'aujourd'hui.
Le 12 mars 1976, une tempête avançait d'ouest en Est, traversait la forêt de Compiègne et renversait en quelques heures 100 000 arbres. Dans les vignobles français, c'était le début de la crise du phylloxéra.
En 1876, le famille Rémy Martin, producteur et négociant de Cognac, fait construire le château de Lignières à Rouillac.
En 1877, Monsieur Auguste Hennessy, négociant en Cognac devient Sénateur
Parmi les députés de Charente, Monsieur Edmond Laroche-Joubert, manufacturier
A Angoulême, parmi les services municipaux, il y a le service "Jardins et promenades Publics, avec pour chef Monsieur Gaillard (des ancêtres de Monsieur Rippe et Monsieur Chagnaud). Il y a aussi le service "Eclairage à l'huile".
1882, création de nouvelles commissions "commission de pomologie" (arboriculture qui traite les fruits à pépins), Mémoire fruitière de nos jours
1886 par arrête préfectoral la Société d'Horticulture de la Charente prend le nom de "Société d'horticulture et de viticulture de la Charente" jusqu'en 1942
Durant plusieurs années, la Société d'Horticulture de la Charente ne fait plus parler d'elle
1942 le nom de Société d'Horticulture de la Charente devient officiel. Nouvelles activités, organisation d'exposition avec distribution de récompenses. Fin des années 1950, endormissement mais pas dissolution.
1997 trois personnes vont réveiller la SHOC :
Monsieur Armand Daganaud : pépinières de Montemboeuf - Monsieur Jacques Couralet : horticulteur à Saint-Yrieix-sur-Charente dont le fils Pierre a pris la suite - Monsieur Michel Bernard : directeurs des Espaces verts de la Ville de Cognac.
De nouvelles activités : celles de l'hiver : taille, bouturage, greffage - faire découvrir le monde végétal à travers de visites de jardins et de parcs en France - conseiller et aider sur les plantations et l'entretien - 2 bourses d'échange au printemps et en automne.
Création du logo : l'Arbre vert : végétaux et environnement - le bleu : la Charente - le jaune : un verre de Cognac - la marguerite blanche : écho à Marguerite d'Angoulême.
Nous nous efforçons de continuer à la faire bien vivre, de la dynamiser, de lui donner une activité toujours soutenus , et ceci, grâce au Conseil d'Administration efficace et compétent, grâce à vous, fidèles adhérents et grâce aussi aux partenariats : Mémoire fruitière, Charente Nature, Le Pays du Ruffécois, l'association des Parcs et jardins.
Et c'est grâce à vous que la Société d'Horticulture de la Charente aura toujours pour devise :
S comme SYMPATHIE
H comme HARMONIE
O comme OPTIMISME
C comme CORDIALITE
...la SHOC... !!
Elle s'est déroulée
le dimanche 5 Février 2023,
dans la salle du Petit Fresquet à ANGOULEME à 10 heures,
suivie d'un pot de l'amitié.
Fin décembre, la télévision a diffusé une très belle émission sur les plus beaux jardins français
Et, cela m'a donné envie d'évoquer avec vous, les jardins dans le temps et dans le monde. Embarquons-nous pour un "voyage fleuri" lointain, et remontons les millénaires, les siècles.
Dans de nombreuses mythologies, le jardin serait né de la séparation du Ciel et de la Terre, le végétal puisant son énergie tant la lumière du soleil que des profondeurs de la Terre. Dans la création du Monde et, déjà, dans la Bible, ne parle t'on pas du "Jardin d'Eden", ce merveilleux jardin souvent comparé au Paradis. Il abritait "l'Arbre de la Vie", celui des "pommes", selon la tradition orale. On y trouvait aussi toutes sortes d'arbres et de fleurs. C'était un univers enchanté fait de vallons traversés par des ruisseaux, des fontaines d'où coulaient le vin, le lait et le miel.
Le "Jardin des Hespérides", sur le flanc du Mont Atlas, jardin qui possédait le plus beau des vergers, avec le fabuleux "arbre aux pommes d'or".
Au sud de la Mésopotamie, Babylone et ses "Jardins suspendus", considérés dans l'Antiquité, comme l'une des "7 merveilles du Monde".
Les "Jardins de l'Alhambra" à Grenade, avec des plantes radicalement différentes de celles qui poussaient à l'origine.
A partir du 14ème siècle, en Extrême-Orient, on trouve des "Jardins de pierres" et des "Jardins de promenade"
En Chine, les rares jardins traditionnels encore visibles aujourd'hui datent des périodes Ming et Sing. Le jardin est un lieu de contemplation, de méditation, où l'on recherche l'harmonie avec les Arts et la Nature.
Au Japon, on trouve les "Jardins d'eau" avec de grands rochers symbolisant les vagues, des montagnes, mais aussi des cascades, des étangs et des îles reliées entre elles par des ponts.
Dans le "Jardin See", on trouve des galets blancs dédiés aux esprits de la Nature, du gravier délicatement disposé. C'est le "Jardin zen".
En Italie, et arrivons à Rome, en pleine Renaissance italienne. Nous sommes au 15ème et 16ème siècle, on trouve des jardins sophistiqués associant terrasses, grottes, jets d'eau, topiaires et autres raffinements.
C'est au 16ème et 17ème siècle que naît le véritable art des jardins en Europe.
En France, s'impose le "Jardin dit à la française". Il s'ouvre sur des perspectives immenses, qui entretiennent le sentiment de puissance : il est l'apanage des rois, des princes, du pouvoir et de l'argent. Bien sûr, nous pensons à Versailles et à ses jardins royaux. Apparaissent les grands noms de jardiniers, notamment celui d'André Le Nôtre. Mais il y a aussi Vaux-le-Vicomte, Chantilly, Marly...
au 18ème siècle, naît un nouveau style de jardin. Il doit être visible d'un seul coup d'oeil,.
Dans le milieu du 19ème siècle, le jardinier commence à maîtriser les nouvelles techniques du jardinage et met en place un modèle unique d'entretien
Les voyages avec la SHOC nous permettent de visiter de très beaux jardins dans le département et dans d'autres départements
Oui, nous les aimons tous ces jardins et nous les remercions car, ce sont eux qui nous permettent d'être réunis aujourd'hui.